Saadi سعدی شیرازی



Saadi chirazi, le prince des poètes persans est né vers 1210. Il serait né dans une famille de théologiens et d’hommes de sciences. Son père était, paraît-il, le conseiller religieux personnel de l’émir. L’enfant bénéficia donc auprès de ce père d’une éducation moralisante et approfondie qu’il appréciait et qu’il perdit tôt en devenant orphelin.

Il fut donc confié à son grand-père maternel, un théologien et mystique connu. Le jeune Saadi entreprend sous le prétexte d’études un voyage à Baghdâd pour aller à la prestigieuse et sélective école Nezâmieh où il excelle dans les sciences islamiques, le droit, l'histoire, la littérature arabe et la théologie. Il bénéficia entre autres de l’enseignement de Sohravardi, le Sheikh Eshrâq.

Son voyage durera trente-cinq ans à cause des conditions instables suivant l'invasion mongole de l'Iran. Pendant ce long périple il voyagea en Anatolie (il visita le port d'Adana et rencontra des propriétaires Ghazis près de Konya), en Syrie (il mentionne la famine à Damas), en Égypte (de sa musique et ses bazars, de l'élite et des religieux), en Irak (le port de Bassora et le Tigre). Il fait aussi référence au Sind (Pakistan), à l'Inde (précisément Somnath, où il rencontre des brahmanes) et à l'Asie centrale, où il rencontre des survivants de l'invasion mongole.

Capturé par les armées des Croisades à Acre, il resta esclave sept années durant. Il fut libéré par les Mamelouks.

Enfin l’heure du retour à Chiraz arriva, et Saadi se sentit gagné par la fatigue et par la nostalgie du ciel persan: «J’ai passé ma vie en voyages lointains, j’ai vécu parmi les peuples les plus divers. Partout j’ai recueilli quelque profit, chaque moisson m’a livré quelques gerbes; mais nulle part je n’ai rencontré des cœurs purs et sincères comme à Chiraz (que Dieu la protège!) »

A son retour dans sa ville natale, il devint l’un des proches de l’émir Saad ibn Zangui, non pas en tant que poète de cour, mais, selon la version des témoins, en homme libre et insoumis dans sa parole et sa façon de voir, sans concession pour les gouvernants, qu’il n’hésitait pas à moraliser et critiquer.

Ses deux plus grands ouvrages sont le Boustân et le Golestân, le premier étant un recueil de poésies et le second une œuvre en prose.

Son éthique était beaucoup plus sociale que philosophique ou mystique. Comme le dit Saadi lui-même, il a essayé d’étudier tout ce qui touche à l