La soirée Rûmi


Djalāl ad-Dīn Muḥammad Rûmi, un éminent philosophe et poète mystique et un maître spirituel reconnu.

Né au treizième siècle (1207), Il était originaire de cité de Balkh dans le Khorasan (région de culture perse), dans le nord de l'actuel Afghanistan. Rûmi est le fils d'un théologien et maître soufi réputé, surnommé « sultan des savants ». Sa mère Mu'mine Khatûn était la fille d’émir de Balkh.

Quand Rûmi avait douze ans, il fuit avec sa famille devant l'arrivée des Mongols en Asie centrale. Ils s’installent à Lâranda, non loin de Konya anciens territoires romains.

À l'âge de 19 ans, Rûmi épouse Gauher Khâtûm qui lui donne deux fils. Trois ans après leur mariage, Gauher meurt. Rûmi épouse en secondes noces une veuve turque qui avait déjà un fils, Rûmi eut un autre fils et une fille avec elle.

Ayant passé des années de formation en théologie et en spiritualité, il était un homme universel qui voyait toutes les traditions comme une seule reconnu. Il aimait à fréquenter les chrétiens et les juifs tout autant que les musulmans.

Shams ed Dîn Tabrîzî

Son œuvre sera fortement inspirée de sa rencontre avec Shams, son maître spirituel dont le prénom peut être traduit par « soleil »

Quand Shams (? - 1247) arrive à Konya en 1244, il n'est qu'un derviche errant venant d'Iran. La rencontre se résume en un moment d'exception où Shams apparaît comme le maître spirituel tant attendu de Rûmi. Ce dernier se voue immédiatement à l'enseignement de son maître et sa vie prend un tournant essentiel.

Après seize mois passés ensemble, Shams est contraint d'aller à Damas pour échapper à la jalousie des disciples de Rûmi. Il revient quelque temps plus tard, mais disparait soudainement le 3 décembre 1247, assassiné. Un des fils de Rûmi est soupçonné. Rûmi lui-même se rend par deux fois à Damas dans l'espoir de retrouver son maître.

Inconsolable, Rûmi institue alors le fameux concert spirituel, le sama', comme union liturgique avec le divin, menée par l'émotion ou l'ivresse de la musique et de la danse. Il finit aussi par retrouver son maître, non pas dans le monde, mais en lui-même, quand il comprend qu'il n'y a plus de différence entre maître extérieur et intérieur.